Amnon
Fils aîné de David · vers 1000 av. J.-C. · 21 versets
Premier-né de David, Amnon viole sa demi-sœur Tamar et est assassiné deux ans plus tard sur l'ordre d'Absalom, frère de celle-ci.
Amnon est le fils aîné de David, né à Hébron d'Achinoam de Jizreel (2 S 3.2). Épris de sa demi-sœur Tamar, sœur d'Absalom, il feint d'être malade sur le conseil de son ami Jonadab, la fait venir auprès de lui et lui fait violence ; aussitôt après, il la prend en aversion et la chasse (2 S 13.1-17). David est très irrité, mais ne le punit pas (2 S 13.21). Deux ans plus tard, Absalom invite les fils du roi à la tonte de ses brebis et fait tuer Amnon par ses serviteurs (2 S 13.23-29).
Frères et sœurs : Kileab, Absalom, Adonija, Schephatia, Jithream, Schammua, Schobab, Nathan, Salomon, Jibhar, Elischua, Népheg, Japhia, Elischama, Eliada, Eliphéleth, Tamar, Elphéleth, Noga, Jerimoth
Versets clés
- 2 S 3.2 Premier-né de David : « Il naquit à David des fils à Hébron. Son premier-né fut Amnon, d'Achinoam de Jizreel; »
- 2 S 13.1 Amnon aime Tamar : « Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, fils de David, avait une sœur qui était belle et qui s'appelait Tamar; et Amnon, fils de David, l'aima. »
- 2 S 13.14 La violence faite à Tamar : « Mais il ne voulut pas l'écouter; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle. »
- 2 S 13.15 L'amour changé en aversion : « Puis Amnon eut pour elle une forte aversion, plus forte que n'avait été son amour. Et il lui dit: Lève-toi, va-t'en! »
- 2 S 13.21 La colère de David : « Le roi David apprit toutes ces choses, et il fut très irrité. »
- 2 S 13.29 Le meurtre d'Amnon : « Les serviteurs d'Absalom traitèrent Amnon comme Absalom l'avait ordonné. Et tous les fils du roi se levèrent, montèrent chacun sur son mulet, et s'enfuirent. »
Pour aujourd'hui
L'histoire d'Amnon montre la différence entre la convoitise et l'amour : une fois satisfait, son désir se change en mépris. Le récit ne cache rien de la souffrance de la victime ni des conséquences d'une justice non rendue, qui conduit à la vengeance. Il invite à prendre au sérieux la dignité de chaque personne.