Balak
Roi de Moab hostile à Israël · XVe ou XIIIe siècle av. J.-C. (selon la date de l'Exode) · 41 versets
Roi de Moab effrayé par l'arrivée d'Israël, Balak fait appel au devin Balaam pour maudire ce peuple, mais n'obtient que des bénédictions.
Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, voit avec frayeur Israël camper dans les plaines de Moab après les victoires sur les Amoréens (Nb 22.2-4). Il envoie chercher Balaam pour maudire ce peuple (Nb 22.5-6) et le conduit sur plusieurs hauteurs successives, mais Balaam ne prononce que des bénédictions, au grand dépit du roi : « Je t'ai pris pour maudire mon ennemi, et voici, tu le bénis ! » (Nb 23.11 ; 24.10). Josué et le prophète Michée rappellent cet épisode comme une preuve de la fidélité de Dieu (Jos 24.9-10 ; Mi 6.5), et l'Apocalypse évoque le conseil donné à Balak pour faire tomber Israël (Ap 2.14).
Parents : Tsippor
Versets clés
- Nb 22.4 La frayeur de Moab : « Moab dit aux anciens de Madian: Cette multitude va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute la verdure des champs. Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab. »
- Nb 22.6 « Viens, maudis-moi ce peuple » : « Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi; peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. »
- Nb 23.11 Des bénédictions au lieu de malédictions : « Balak dit à Balaam: Que m'as-tu fait? Je t'ai pris pour maudire mon ennemi, et voici, tu le bénis! »
- Nb 24.10 La colère de Balak : « La colère de Balak s'enflamma contre Balaam; il frappa des mains, et dit à Balaam: C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois. »
- Jos 24.9 Rappel de Josué : « Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, se leva et combattit Israël. Il fit appeler Balaam, fils de Beor, pour qu'il vous maudît. »
- Mi 6.5 Souviens-toi de Balak : « Mon peuple, rappelle-toi ce que projetait Balak, roi de Moab, Et ce que lui répondit Balaam, fils de Beor, De Sittim à Guilgal, Afin que tu reconnaisses les bienfaits de l'Éternel. »
Pour aujourd'hui
Balak a cru pouvoir neutraliser par des moyens religieux le peuple que Dieu protégeait. Son échec rappelle que nul ne peut retourner la bénédiction de Dieu en malédiction. Il invite aussi à remplacer la peur de l'autre par la confiance en Dieu.