Caïphe
Souverain sacrificateur au procès de Jésus · Vers 30 apr. J.-C. · 9 versets
Souverain sacrificateur, gendre d'Anne, qui conseilla la mort de Jésus et présida son interrogatoire.
Caïphe est souverain sacrificateur au temps du ministère de Jean-Baptiste et de Jésus, avec son beau-père Anne (Lc 3.2 ; Jn 18.13). Après la résurrection de Lazare, il déclare au sanhédrin qu'« il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple » ; l'évangéliste précise qu'il prophétisait ainsi, sans le savoir, que Jésus devait mourir pour la nation (Jn 11.49-51).
Les principaux sacrificateurs se réunissent chez lui pour décider d'arrêter Jésus (Mt 26.3-4). Après son arrestation, Jésus est amené chez Anne, puis envoyé lié à Caïphe (Jn 18.24) ; devant lui, Jésus est adjuré de dire s'il est le Christ, et Caïphe déchire ses vêtements en l'accusant de blasphème (Mt 26.57-66). Jésus est ensuite conduit de chez Caïphe au prétoire (Jn 18.28). Caïphe siège encore lorsque Pierre et Jean comparaissent devant le sanhédrin (Ac 4.6).
Conjoints : Fille d'Anne
Versets clés
- Mt 26.3 Le complot dans sa cour : « Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe; »
- Mt 26.57 Jésus amené chez Caïphe : « Ceux qui avaient saisi Jésus l'emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les anciens étaient assemblés. »
- Mt 26.65 « Il a blasphémé ! » : « Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant: Il a blasphémé! Qu'avons-nous encore besoin de témoins? Voici, vous venez d'entendre son blasphème. »
- Jn 11.50 « Qu'un seul homme meure pour le peuple » : « vous ne réfléchissez pas qu'il est dans votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. »
- Ac 4.6 Face aux apôtres : « s'assemblèrent à Jérusalem, avec Anne, le souverain sacrificateur, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui étaient de la race des principaux sacrificateurs. »
Pour aujourd'hui
Caïphe raisonne en politique pour préserver la nation, mais ses paroles disent plus qu'il ne le pense : Jésus meurt en effet pour le peuple. Dieu accomplit son dessein même à travers ceux qui s'opposent à lui.