Ésaïe

Grand prophète de Juda · vers 740-700 av. J.-C. · 54 versets

Prophète de Jérusalem au VIIIe siècle av. J.-C., Ésaïe annonce le jugement et le salut, et ses oracles messianiques sont abondamment cités dans le Nouveau Testament.

Ésaïe, fils d'Amots, prophétise sous les rois de Juda Ozias, Jotham, Achaz et Ézéchias (És 1.1). L'année de la mort du roi Ozias, il voit le Seigneur assis sur un trône très élevé, entouré de séraphins proclamant sa sainteté ; purifié par un charbon ardent, il répond à l'appel divin : « Me voici, envoie-moi » (És 6.1-8).

Il exhorte le roi Achaz à faire confiance à Dieu face à la coalition de Syrie et d'Israël et lui annonce le signe d'un fils appelé Emmanuel (És 7.1-14). Il annonce aussi un enfant dont le nom sera « Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (És 9.6).

Sous Ézéchias, Ésaïe annonce la délivrance de Jérusalem assiégée par Sanchérib (2 R 19.20, 32-34), puis la guérison du roi (2 R 20.1-7) et la future déportation à Babylone (2 R 20.16-18).

Le livre qui porte son nom contient des appels à la justice, des oracles sur les nations, des promesses de consolation et le portrait du Serviteur souffrant, « blessé pour nos péchés » (És 40.1 ; 53.5). L'unité de ce livre et la part qui revient au prophète lui-même sont discutées par les spécialistes. Le Nouveau Testament le cite très souvent, Jésus lisant lui-même un passage d'Ésaïe à Nazareth (Lc 4.17-21).

Parents : Amots

Enfants : Schear-Jaschub, Maher-Schalal-Chasch-Baz

Versets clés

Pour aujourd'hui

Ésaïe a vu la sainteté de Dieu et sa propre indignité avant de recevoir son appel ; c'est cette rencontre qui fonde tout son message. Il appelle à la confiance plutôt qu'aux calculs politiques, dénonce l'injustice et annonce une espérance qui dépasse son époque. Son « Me voici, envoie-moi » demeure une réponse modèle à l'appel de Dieu.

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