Guéhazi
Serviteur du prophète Élisée · IXe siècle av. J.-C. · 12 versets
Serviteur d'Élisée, présent lors des miracles en faveur de la Sunamite, frappé de lèpre pour avoir extorqué des présents à Naaman.
Guéhazi est le serviteur d'Élisée. Il fait remarquer à son maître que la Sunamite qui les accueille n'a pas de fils, et Élisée lui annonce qu'elle en aura un (2 R 4.12-16). Quand l'enfant meurt, Élisée l'envoie devant lui avec son bâton, mais l'enfant ne revient pas à la vie avant l'arrivée du prophète (2 R 4.29-36).
Après la guérison de Naaman, Guéhazi court après le Syrien et, par un mensonge, obtient de lui de l'argent et des vêtements ; il ment encore à Élisée à son retour (2 R 5.20-25). Le prophète lui annonce : « La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours », et il sort lépreux (2 R 5.27). Plus tard, il raconte au roi d'Israël les grandes choses qu'a faites Élisée, au moment même où la Sunamite vient implorer le roi (2 R 8.4-5).
Versets clés
- 2 R 4.14 La Sunamite n'a pas de fils : « Et il dit: Que faire pour elle? Guéhazi répondit: Mais, elle n'a point de fils, et son mari est vieux. »
- 2 R 4.31 Le bâton sur l'enfant : « Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix ni signe d'attention. Il s'en retourna à la rencontre d'Élisée, et lui rapporta la chose, en disant: L'enfant ne s'est pas réveillé. »
- 2 R 5.20 Sa convoitise : « Guéhazi, serviteur d'Élisée, homme de Dieu, se dit en lui-même: Voici, mon maître a ménagé Naaman, ce Syrien, en n'acceptant pas de sa main ce qu'il avait apporté; l'Éternel est vivant! je vais courir après lui, et j'en obtiendrai quelque chose. »
- 2 R 5.27 Frappé de lèpre : « La lèpre de Naaman s'attachera à toi et à ta postérité pour toujours. Et Guéhazi sortit de la présence d'Élisée avec une lèpre comme la neige. »
- 2 R 8.5 Il raconte les œuvres d'Élisée au roi : « Et pendant qu'il racontait au roi comment Élisée avait rendu la vie à un mort, la femme dont Élisée avait fait revivre le fils vint implorer le roi au sujet de sa maison et de son champ. Guéhazi dit: Ô roi, mon seigneur, voici la femme, et voici son fils qu'Élisée a fait revivre. »
Pour aujourd'hui
Guéhazi a vécu au plus près des œuvres de Dieu, mais la convoitise l'a conduit au mensonge. Sa chute rappelle que la proximité des choses saintes ne protège pas de l'amour de l'argent.