Job

Homme intègre éprouvé par la souffrance · inconnue (le livre ne situe pas le récit dans l'histoire d'Israël) · 53 versets

Homme intègre du pays d'Uts, Job perd tous ses biens, ses enfants et sa santé, débat avec ses amis sur le sens de la souffrance, puis rencontre Dieu.

Le livre de Job présente un homme « intègre et droit », craignant Dieu, très riche et père de dix enfants, qui vit au pays d'Uts (Jb 1.1-3). Satan affirme que Job ne sert Dieu que par intérêt ; Dieu permet qu'il soit éprouvé. Job perd ses troupeaux, ses serviteurs et ses enfants, mais déclare : « L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni ! » (Jb 1.6-21). Frappé ensuite d'un ulcère malin, il refuse de maudire Dieu (Jb 2.7-10).

Trois amis, Éliphaz, Bildad et Tsophar, viennent le consoler, puis soutiennent que sa souffrance doit être la punition de fautes cachées ; Job proteste de son innocence et réclame d'être entendu par Dieu, tout en affirmant : « je sais que mon rédempteur est vivant » (Jb 2.11 ; 19.25 ; 31.35). Un jeune homme, Élihu, intervient à son tour (Jb 32.1-6).

Enfin l'Éternel répond à Job du milieu de la tempête, par une série de questions sur la création (Jb 38.1-4). Job reconnaît : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t'a vu » (Jb 42.5). Dieu donne tort aux amis, et rend à Job le double de ce qu'il possédait (Jb 42.7-10). Ézéchiel le cite parmi les justes (Éz 14.14), et Jacques donne en exemple sa patience (Jc 5.11).

Enfants : Jemima, Ketsia, Kéren-Happuc

Versets clés

Pour aujourd'hui

Job ose dire à Dieu sa souffrance et son incompréhension, sans renoncer à la foi. Son livre dément l'idée que tout malheur serait la punition d'une faute, et met en garde contre les explications trop rapides des « consolateurs ». La réponse de Dieu n'explique pas tout, mais elle conduit Job à une rencontre personnelle qui change son regard.

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