Mica
Éphraïmite qui se fit un sanctuaire · époque des juges (XIIe ou XIe siècle av. J.-C.) · 19 versets
Homme de la montagne d'Éphraïm à l'époque des juges, Mica se fabrique un sanctuaire privé avec des idoles et engage un Lévite, avant d'être dépouillé par les Danites.
Mica, de la montagne d'Éphraïm, avoue à sa mère lui avoir volé onze cents sicles d'argent ; avec une partie de la somme, celle-ci fait faire une image taillée et une image en fonte (Jg 17.1-4). Mica installe une « maison de Dieu » avec un éphod et des théraphim, consacre d'abord l'un de ses fils comme prêtre, puis engage un jeune Lévite de Bethléhem, persuadé que l'Éternel lui fera du bien (Jg 17.5-13). Le récit souligne qu'« il n'y avait point de roi en Israël » et que chacun faisait ce qui lui semblait bon (Jg 17.6).
Des hommes de la tribu de Dan, en route vers le nord, emportent ses idoles et emmènent son Lévite ; Mica les poursuit mais doit renoncer : « Mes dieux que j'avais faits, vous les avez enlevés » (Jg 18.14-26). Les Danites installent son image taillée dans leur nouvelle ville (Jg 18.30-31). Il ne doit pas être confondu avec le prophète Michée.
Versets clés
- Jg 17.1 Un homme nommé Mica : « Il y avait un homme de la montagne d'Éphraïm, nommé Mica. »
- Jg 17.5 La maison de Dieu de Mica : « Ce Mica avait une maison de Dieu; il fit un éphod et des théraphim, et il consacra l'un de ses fils, qui lui servit de prêtre. »
- Jg 17.6 Chacun faisait ce qui lui semblait bon : « En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. »
- Jg 17.13 Un Lévite pour prêtre : « Et Mica dit: Maintenant, je sais que l'Éternel me fera du bien, puisque j'ai ce Lévite pour prêtre. »
- Jg 18.24 « Mes dieux que j'avais faits » : « Il répondit: Mes dieux que j'avais faits, vous les avez enlevés avec le prêtre et vous êtes partis: que me reste-t-il? Comment donc pouvez-vous me dire: Qu'as-tu? »
- Jg 18.31 L'image taillée chez les Danites : « Ils établirent pour eux l'image taillée qu'avait faite Mica, pendant tout le temps que la maison de Dieu fut à Silo. »
Pour aujourd'hui
Mica a construit une religion à sa mesure, mêlant le nom de l'Éternel à des idoles, et croyait s'assurer ainsi la bénédiction divine. Sa plainte, « mes dieux que j'avais faits, vous les avez enlevés », montre la fragilité d'une foi fabriquée par l'homme. Elle invite à chercher Dieu tel qu'il se révèle, et non tel qu'on voudrait qu'il soit.