Nabal
Riche éleveur de Carmel, mari d'Abigaïl · Vers 1000 av. J.-C. (temps de Saül et David) · 18 versets
Riche propriétaire de Carmel, dur et méchant, qui insulta David et mourut frappé par l'Éternel peu après.
Nabal possède de grands troupeaux à Carmel ; sa femme Abigaïl est « de bon sens », mais lui est « dur et méchant dans ses actions » (1 S 25.3). Lorsque David, alors au désert, lui envoie dix jeunes gens pour demander quelque chose au moment de la tonte, Nabal les renvoie avec mépris : « Qui est David, et qui est le fils d'Isaï ? » (1 S 25.10). David se prépare à se venger, mais Abigaïl va à sa rencontre avec des provisions et le détourne de répandre le sang, en reconnaissant que son mari « est comme son nom » (1 S 25.25).
Au retour d'Abigaïl, Nabal fait un festin et s'enivre ; le lendemain, quand sa femme lui raconte ce qui s'est passé, son cœur « reçut un coup mortel, et devint comme une pierre » (1 S 25.37). Environ dix jours après, l'Éternel le frappe et il meurt (1 S 25.38). David prend ensuite Abigaïl pour femme (1 S 25.39-42), désignée dès lors comme « Abigaïl de Carmel, femme de Nabal » (2 S 3.3).
Conjoints : Abigaïl
Versets clés
- 1 S 25.3 Un homme dur et méchant : « Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s'appelait Abigaïl; c'était une femme de bon sens et belle de figure, mais l'homme était dur et méchant dans ses actions. Il descendait de Caleb. »
- 1 S 25.10 « Qui est David ? » : « Nabal répondit aux serviteurs de David: Qui est David, et qui est le fils d'Isaï? Il y a aujourd'hui beaucoup de serviteurs qui s'échappent d'auprès de leurs maîtres. »
- 1 S 25.25 Il est comme son nom : « Que mon seigneur ne prenne pas garde à ce méchant homme, à Nabal, car il est comme son nom; Nabal est son nom, et il y a chez lui de la folie. Et moi, ta servante, je n'ai pas vu les gens que mon seigneur a envoyés. »
- 1 S 25.37 Son cœur devient comme une pierre : « Mais le matin, l'ivresse de Nabal s'étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s'était passé. Le cœur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre. »
- 1 S 25.38 L'Éternel le frappe : « Environ dix jours après, l'Éternel frappa Nabal, et il mourut. »
Pour aujourd'hui
Nabal illustre la dureté de celui qui, comblé de biens, refuse toute reconnaissance et toute générosité. Son histoire montre aussi que la vengeance appartient à Dieu : David est retenu de se faire justice lui-même, et c'est l'Éternel qui défend sa cause (1 S 25.39).