Naomi
Belle-mère de Ruth · XIIe ou XIe siècle av. J.-C. (époque des juges) · 20 versets
Femme de Bethléhem éprouvée par la famine et le deuil, Naomi revient au pays avec sa belle-fille Ruth et voit sa vie restaurée par la naissance d'Obed.
Au temps des juges, Naomi quitte Bethléhem avec son mari Élimélec et leurs deux fils pour fuir la famine au pays de Moab ; là, elle perd son mari puis ses deux fils (Rt 1.1-5). Elle décide de rentrer et invite ses belles-filles moabites à retourner chez elles ; Ruth refuse de la quitter (Rt 1.6-18). À Bethléhem, elle déclare : « Ne m'appelez pas Naomi ; appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume » (Rt 1.20-21).
Naomi encourage Ruth à glaner dans le champ de Boaz, un parent, puis la conseille pour qu'elle demande à celui-ci d'exercer son droit de rachat (Rt 2.20 ; 3.1-4). Lorsque naît Obed, fils de Ruth et de Boaz, les femmes de Bethléhem bénissent l'Éternel, et Naomi prend l'enfant sur son sein (Rt 4.14-17).
Conjoints : Elimélec
Versets clés
- Rt 1.1 Le départ pour Moab : « Du temps des juges, il y eut une famine dans le pays. Un homme de Bethléhem de Juda partit, avec sa femme et ses deux fils, pour faire un séjour dans le pays de Moab. »
- Rt 1.16 Ruth s'attache à Naomi : « Ruth répondit: Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi! Où tu iras j'irai, où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu; »
- Rt 1.20 Appelez-moi Mara : « Elle leur dit: Ne m'appelez pas Naomi; appelez-moi Mara, car le Tout-Puissant m'a remplie d'amertume. »
- Rt 3.1 Le conseil de Naomi : « Naomi, sa belle-mère, lui dit: Ma fille, je voudrais assurer ton repos, afin que tu fusses heureuse. »
- Rt 4.16 Naomi et l'enfant : « Naomi prit l'enfant et le mit sur son sein, et elle fut sa garde. »
Pour aujourd'hui
Naomi exprime sans détour son amertume face au deuil et à la perte. Pourtant, Dieu agit à travers la fidélité de Ruth et la bonté de Boaz pour lui rendre espérance et descendance. Son histoire montre que Dieu peut restaurer une vie qui se croyait vide, souvent par la présence fidèle des autres.