Anecdote pour la prédication · Obéissance
« Celui qui m'honore » : Eric Liddell et le dimanche des Jeux de 1924
Eric Liddell est l'un des meilleurs sprinteurs britanniques et l'un des grands espoirs du 100 mètres pour les Jeux olympiques de Paris, en 1924. Fils de missionnaires écossais en Chine, il est aussi un chrétien convaincu, pour qui le dimanche est le jour du Seigneur.
Plusieurs mois avant les Jeux, le calendrier est publié : les séries du 100 mètres auront lieu un dimanche. Liddell annonce sans éclat qu'il ne courra pas. Une partie de la presse et des dirigeants sportifs britanniques le critiquent, lui reprochant de faire passer ses scrupules avant son pays. Il ne cède pas, et se prépare plutôt pour le 400 mètres, une distance qui n'est pas sa spécialité.
Le dimanche des séries du 100 mètres, il prend la parole dans une église de Paris. Les jours suivants, il se qualifie pour la finale du 400 mètres. Le matin de la finale, le 11 juillet, un membre de l'encadrement britannique lui glisse un papier où est recopié un verset du premier livre de Samuel : « J'honorerai celui qui m'honore. »
Au stade de Colombes, Liddell s'élance, la tête rejetée en arrière selon son style peu orthodoxe, et mène la course de bout en bout. Il l'emporte en 47 secondes 6, un record du monde. L'Écosse lui fait un accueil triomphal.
Un an plus tard, il tournait le dos à la gloire sportive et partait comme missionnaire en Chine, où il enseigna et servit pendant près de vingt ans.
Pour la prédication
Honorer Dieu peut coûter une médaille, une réputation ou une carrière. Liddell n'a pas obéi pour gagner, mais Dieu a honoré sa fidélité. On peut l'utiliser pour prêcher sur 1 Samuel 2.30 ou sur le quatrième commandement, en soulignant que l'obéissance précède la récompense.
Versets à lire
« C'est pourquoi voici ce que dit l'Éternel, le Dieu d'Israël: J'avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l'Éternel, loin de moi! Car j'honorerai celui qui m'honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés. »1 S 2.30 (Segond 1910)
« Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier. »Ex 20.8 (Segond 1910)
« Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu. »Hé 12.1-2 (Segond 1910)
« Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »Mt 6.33 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
šabbāt : sabbat, jour de repos kāḇôd : gloire, poids, honneur