Sara
Épouse d'Abraham, mère d'Isaac · début du IIe millénaire av. J.-C. (datation débattue) · 48 versets
Épouse d'Abraham longtemps stérile, Sara devient à quatre-vingt-dix ans la mère d'Isaac, l'enfant de la promesse.
Saraï, femme d'Abram, est stérile (Gn 11.29-30). Elle suit son mari en Canaan ; à deux reprises, Abraham la fait passer pour sa sœur, en Égypte puis à Guérar (Gn 12.11-20 ; 20.2). Pour avoir une descendance, elle donne sa servante Agar à Abraham, puis la maltraite lorsqu'elle devient enceinte (Gn 16.1-6). Dieu change son nom en Sara et promet qu'elle deviendra la mère de nations (Gn 17.15-16).
Lorsque l'Éternel annonce qu'elle aura un fils, Sara rit en elle-même à cause de son grand âge (Gn 18.10-15). Elle enfante Isaac et dit : « Dieu m'a fait un sujet de rire » (Gn 21.1-6). Elle meurt à Hébron à cent vingt-sept ans et est enterrée dans la caverne de Macpéla (Gn 23.1-2, 19). Le Nouveau Testament loue sa foi (Hé 11.11) et la donne en exemple aux femmes croyantes (1 P 3.6).
Parents : Térach
Conjoints : Abraham
Enfants : Isaac
Frères et sœurs : Abraham, Nachor, Haran
Versets clés
- Gn 17.15 Saraï devient Sara : « Dieu dit à Abraham: Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara. »
- Gn 18.12 Le rire de Sara : « Elle rit en elle-même, en disant: Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs? Mon seigneur aussi est vieux. »
- Gn 21.6 Un sujet de rire : « Et Sara dit: Dieu m'a fait un sujet de rire; quiconque l'apprendra rira de moi. »
- Gn 23.2 Mort de Sara : « Sara mourut à Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans le pays de Canaan; et Abraham vint pour mener deuil sur Sara et pour la pleurer. »
- Hé 11.11 La foi de Sara : « C'est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d'avoir une postérité, parce qu'elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. »
- 1 P 3.6 Un exemple pour les croyantes : « comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte. »
Pour aujourd'hui
Sara a connu l'attente, le doute et même la tentation de forcer l'accomplissement de la promesse. Son rire incrédule est devenu un rire de joie. Son histoire rappelle que rien n'est impossible à Dieu et que la foi grandit souvent à travers une longue patience.