Manassé
Fils aîné de Joseph, ancêtre d'une tribu · début du IIe millénaire av. J.-C. (datation débattue) · 112 versets
Premier-né de Joseph en Égypte, Manassé est adopté par Jacob et devient l'ancêtre d'une tribu établie des deux côtés du Jourdain.
Manassé est le premier fils de Joseph et d'Asnath ; Joseph le nomme ainsi en disant : « Dieu m'a fait oublier toutes mes peines » (Gn 41.50-51). Jacob l'adopte avec son frère Éphraïm, mais, croisant les mains, place le cadet avant l'aîné (Gn 48.5, 13-20). Joseph voit naître les enfants de Makir, fils de Manassé (Gn 50.23).
La tribu de Manassé se partage en deux : une moitié s'établit à l'est du Jourdain, en Galaad et en Basan, l'autre à l'ouest, au nord d'Éphraïm (Nb 32.33, 39-40 ; Jos 17.1-11). Le juge Gédéon en est issu (Jg 6.15).
Conjoints : Syrienne
Frères et sœurs : Éphraïm
Versets clés
- Gn 41.51 Naissance de Manassé : « Joseph donna au premier-né le nom de Manassé, car, dit-il, Dieu m'a fait oublier toutes mes peines et toute la maison de mon père. »
- Gn 48.14 La bénédiction aux mains croisées : « Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d'Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu'il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né. »
- Gn 50.23 Les enfants de Makir : « Joseph vit les fils d'Éphraïm jusqu'à la troisième génération; et les fils de Makir, fils de Manassé, naquirent sur ses genoux. »
- Nb 32.33 La demi-tribu à l'est du Jourdain : « Moïse donna aux fils de Gad et aux fils de Ruben, et à la moitié de la tribu de Manassé, fils de Joseph, le royaume de Sihon, roi des Amoréens, et le royaume d'Og, roi de Basan, le pays avec ses villes, avec les territoires des villes du pays tout alentour. »
- Jos 17.1 Le territoire de Manassé : « Une part échut aussi par le sort à la tribu de Manassé, car il était le premier-né de Joseph. Makir, premier-né de Manassé et père de Galaad, avait eu Galaad et Basan, parce qu'il était un homme de guerre. »
Pour aujourd'hui
Le nom de Manassé porte la reconnaissance de Joseph envers Dieu, qui l'a consolé de ses épreuves. Placé après son frère dans la bénédiction, Manassé n'en reçoit pas moins sa part d'héritage. Son histoire invite à accueillir les choix de Dieu sans rivalité et à reconnaître sa consolation dans les blessures du passé.