Anecdote pour la prédication · Salut et conversion
« Me voici, Seigneur, je me donne » : la conversion de Fanny Crosby
En 1850, Fanny Crosby a trente ans. Elle enseigne à l'Institution pour les aveugles de New York, où elle a été élève. Elle est connue : elle a récité ses poèmes devant le Congrès à Washington et rencontré des présidents. On l'invite, on l'admire. Elle a grandi dans la foi chrétienne, mais elle reconnaîtra plus tard qu'il lui manquait quelque chose : elle n'avait pas la paix.
Cet automne-là, des réunions de réveil se tiennent dans une église méthodiste de la Trentième Rue. Fanny s'y rend avec des amis. Plusieurs soirs de suite, elle s'avance à l'appel pour qu'on prie avec elle, sans rien éprouver de nouveau. Le 20 novembre, l'assemblée entonne un vieux cantique d'Isaac Watts, « Hélas ! mon Sauveur a-t-il saigné ? ». On arrive à la dernière strophe : « Mais toutes mes larmes ne peuvent payer la dette d'amour que je dois ; me voici, Seigneur, je me donne à toi, c'est tout ce que je puis faire. »
Fanny racontera que ces mots l'ont saisie. Elle comprit qu'elle avait cherché à retenir le monde d'une main et le Seigneur de l'autre. À cet instant, dit-elle, son âme fut inondée d'une lumière céleste ; elle se leva en criant « Alléluia ! ». Ce n'était pas la fin d'une recherche de sentiments, mais le début d'une vie donnée. Les grands cantiques de Fanny Crosby viendront plus tard, tous nés de cette consécration.
Pour la prédication
La conversion n'est pas l'accumulation d'émotions religieuses mais l'abandon de soi au Christ, qui a payé une dette que nos larmes ne peuvent acquitter. Utile pour parler des personnes élevées dans l'Église qui n'ont jamais remis leur vie au Seigneur.
Versets à lire
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »Rm 12.1 (Segond 1910)
« J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. »Ga 2.20 (Segond 1910)
« Puis il dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. »Lc 9.23 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
šûb : revenir, se convertir metanoia : repentance, conversion