Anecdote pour la prédication · Courage et persécution
« Je n'ai jamais perdu un seul passager » : la foi de Harriet Tubman
À l'automne 1849, Harriet Tubman s'enfuit seule du Maryland et atteint la Pennsylvanie, où l'esclavage n'existe plus. Elle racontera qu'en franchissant la limite, elle regarda ses mains pour voir si elle était bien la même personne. Mais elle ne peut se résoudre à goûter seule la liberté pendant que les siens restent esclaves.
Pendant une dizaine d'années, elle retourne à plusieurs reprises dans le Maryland, une douzaine de fois selon les historiens, et ramène vers le Nord environ soixante-dix personnes, dont ses parents âgés et plusieurs de ses frères. Elle voyage de nuit, guidée par l'étoile Polaire, par des marais et des forêts, avec une prime offerte pour la capture des fugitifs.
Sa foi frappait tous ceux qui l'approchaient. Le quaker Thomas Garrett, qui l'aida souvent à Wilmington, écrivit qu'il n'avait jamais rencontré personne, de quelque couleur que ce soit, qui eût plus de confiance dans la voix de Dieu. Elle-même confia à Sarah Bradford qu'elle disait toujours à Dieu : « Je vais me tenir fermement à toi, et il faut que tu me fasses passer. »
Bien des années plus tard, vers la fin du siècle, elle résuma son œuvre devant une assemblée : « J'ai été conductrice du chemin de fer clandestin pendant huit ans, et je peux dire ce que la plupart des conducteurs ne peuvent pas dire : je n'ai jamais fait dérailler mon train, et je n'ai jamais perdu un seul passager. »
Pour la prédication
Harriet Tubman aurait pu se contenter de sa propre liberté ; elle retourna chercher les autres, au péril de sa vie, en s'appuyant sur Dieu à chaque pas. Son histoire peut illustrer le berger qui part à la recherche des perdus et la foi qui s'attache à Dieu dans l'action.
Versets à lire
« Délivre ceux qu'on traîne à la mort, Ceux qu'on va égorger, sauve-les! »Pr 24.11 (Segond 1910)
« Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? »Lc 15.4 (Segond 1910)
« Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. »És 41.10 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
bāṭaḥ : se confier, être en sécurité yᵉšûʿâ : salut, délivrance