Anecdote pour la prédication · Courage et persécution
Dans la gueule du lion : David Livingstone à Mabotsa
En 1844, David Livingstone vient de fonder un poste missionnaire à Mabotsa, chez les Bakgatla. Des lions ravagent les troupeaux du village, et les habitants, persuadés d'être ensorcelés, n'osent plus se défendre. Le missionnaire accompagne les hommes pour les encourager à chasser la bête.
Il tire sur un lion à découvert et recharge son fusil. L'animal, seulement blessé, bondit sur lui, le saisit à l'épaule et le secoue comme un chien secoue un rat. Livingstone écrira plus tard qu'il ressentit alors une sorte d'engourdissement, sans douleur ni terreur, comme si le choc avait endormi la peur. Mebalwe, un enseignant africain converti qui travaillait avec lui, épaule son fusil pour le sauver ; l'arme fait long feu, et le lion se jette sur lui et le mord à la cuisse. Un autre homme accourt avec une lance et est mordu à son tour. Puis la bête, atteinte par les balles, s'effondre et meurt.
L'humérus gauche de Livingstone est broyé. Mal remis, l'os forme une fausse articulation, et le missionnaire ne pourra plus jamais lever le bras au-dessus de l'épaule. Il n'en parlera qu'avec réticence et poursuivra sa route pendant près de trente ans.
Cette blessure jouera un dernier rôle. En 1874, lorsque son corps embaumé arrive à Londres après un long voyage depuis l'Afrique, les médecins l'identifient avec certitude grâce à l'os du bras gauche, mal ressoudé, que la mâchoire du lion avait brisé à Mabotsa.
Pour la prédication
Livingstone doit la vie à un homme qui s'est exposé pour lui : image modeste mais parlante de celui qui donne sa vie pour ses amis. On peut aussi évoquer les « marques de Jésus » que l'apôtre portait sur son corps : les cicatrices du service ne sont pas une honte.
Versets à lire
« Tu marcheras sur le lion et sur l'aspic, Tu fouleras le lionceau et le dragon. »Ps 91.13 (Segond 1910)
« Que personne désormais ne me fasse de la peine, car je porte sur mon corps les marques de Jésus. »Ga 6.17 (Segond 1910)
« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »Jn 15.13 (Segond 1910)