Anecdote pour la prédication · Souffrance et épreuve
Le diamant taillé : le coup de ciseau qui révéla le Cullinan
Le diamant est fait de carbone pur, exactement comme la mine d'un crayon. Ce qui les distingue, c'est ce que le carbone a subi : le graphite reste friable, le diamant s'est formé à plus de cent cinquante kilomètres sous terre, sous une chaleur et une pression immenses. Il en est sorti la matière naturelle la plus dure qui soit.
Mais un diamant brut ne brille guère. Il ressemble à un caillou terne et gras. Seule la taille lui donne son feu : le lapidaire y ouvre des facettes calculées pour que la lumière entre, se réfléchisse à l'intérieur et ressorte décomposée en couleurs. Et comme rien n'est plus dur que lui, on ne peut tailler un diamant qu'avec un autre diamant, réduit en poudre.
En 1905, on découvrit dans la mine Premier, près de Pretoria, le plus gros diamant brut jamais trouvé : plus de trois mille carats. Offert au roi Édouard VII, le « Cullinan » fut confié à la maison Asscher, à Amsterdam. Joseph Asscher étudia la pierre pendant des mois pour repérer ses plans de clivage. Le 10 février 1908, il plaça sa lame et frappa : au premier essai, c'est la lame qui se brisa. Au second, la pierre se fendit exactement comme prévu.
On tira du Cullinan neuf grandes pierres et une centaine de plus petites. La plus grosse orne aujourd'hui le sceptre royal britannique. Il avait fallu fendre, puis meuler pendant des mois, pour que la pierre devienne joyau.
Pour la prédication
Dieu traite ses enfants comme ses joyaux (Ml 3.17) : la pression et la taille ne visent pas à les détruire mais à faire paraître sa lumière en eux. La précision d'Asscher, qui étudia longtemps la pierre avant de frapper, rappelle que les coups du Père ne sont jamais donnés au hasard (Hé 12.10-11).
Versets à lire
« Ils seront à moi, dit l'Éternel des armées, Ils m'appartiendront, au jour que je prépare; J'aurai compassion d'eux, Comme un homme a compassion de son fils qui le sert. »Ml 3.17 (Segond 1910)
« Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. Il est vrai que tout châtiment semble d'abord un sujet de tristesse, et non de joie; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice. »Hé 12.10-11 (Segond 1910)
« et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. »1 P 2.5 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
qōdeš : sainteté, chose sainte, sanctuaire doxa : gloire