Anecdote pour la prédication · Service
Le colonel et les gamins du port : Charles Gordon à Gravesend
En 1865, Charles Gordon rentre de Chine auréolé de gloire. Il y a commandé l'armée qui a réprimé la révolte des Taiping, et la presse l'appelle « Gordon le Chinois ». On lui confie alors une tâche obscure : diriger, comme officier du génie, la construction de forts sur l'estuaire de la Tamise, à Gravesend. Il y reste six ans.
Ces années comptent parmi les plus heureuses de sa vie. Profondément croyant, Gordon consacre l'essentiel de son temps libre et de son argent aux pauvres de la ville. Il visite les malades et les mourants à l'hospice. Il s'occupe surtout des garçons des rues, en haillons, qui traînent sur les quais. Il en recueille plusieurs chez lui, les lave, les habille, les nourrit, leur apprend à lire et leur enseigne la Bible dans une école du soir.
Quand ils sont prêts, il leur trouve une place de mousse sur un navire. Ses biographes rapportent qu'il suivait ensuite leurs voyages sur une carte, avec des épingles, et qu'il priait pour chacun d'eux. Il donnait si largement qu'il lui restait souvent à peine de quoi vivre.
Le héros que l'Angleterre admirait n'en parlait guère. Il préférait l'ombre et refusait les invitations mondaines. Des années plus tard, beaucoup de ces anciens gamins de Gravesend se souvenaient encore du colonel qui les avait tirés de la rue.
Pour la prédication
Un homme célèbre choisit de passer ses soirées avec des enfants que personne ne regardait. Le récit peut illustrer le service discret qui imite le Christ accueillant les petits, et la générosité de ceux qui suivent dans la prière ceux qu'ils ont aidés.
Versets à lire
« Et il prit un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et l'ayant pris dans ses bras, il leur dit: Quiconque reçoit en mon nom un de ces petits enfants me reçoit moi-même; et quiconque me reçoit, reçoit non pas moi, mais celui qui m'a envoyé. »Mc 9.36-37 (Segond 1910)
« La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. »Jc 1.27 (Segond 1910)
« Celui qui a pitié du pauvre prête à l'Éternel, Qui lui rendra selon son œuvre. »Pr 19.17 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
agapē : amour, charité bēn : fils, enfant