Anecdote pour la prédication · Obéissance
Une Bible, quelques pièces et un billet de train : le départ de Gladys Aylward
Gladys Aylward est une petite femme de Londres, domestique depuis l'âge de quatorze ans. Depuis qu'elle s'est convertie, elle est convaincue que Dieu l'appelle en Chine. Elle entre à l'école de préparation de la Mission à l'intérieur de la Chine, mais au bout de quelques mois, on lui fait comprendre qu'elle n'a pas les capacités pour apprendre le chinois. On la juge trop peu instruite.
Elle reprend une place de servante. D'après son propre récit, le premier soir dans sa nouvelle chambre, elle pose sur le lit sa Bible et les quelques pièces qui lui restent, et prie : voici ma Bible, voici mon argent, voici moi-même ; Seigneur, sers-toi de moi. Elle économise alors chaque sou pour se payer le voyage le moins cher : le train à travers l'Europe et la Sibérie.
En octobre 1932, elle quitte Londres avec une valise et une bouilloire. En Sibérie, le train la dépose près d'une zone de combats entre Russes et Chinois ; elle doit rebrousser chemin à pied, dans la neige, le long de la voie ferrée. Elle parvient finalement à gagner le Japon, puis la Chine.
Elle rejoint enfin, dans la ville montagnarde de Yangcheng, une vieille missionnaire écossaise, Jeannie Lawson, qui cherchait une aide. Ensemble, elles ouvrent une auberge pour les muletiers, où l'on raconte chaque soir des histoires de la Bible. La servante refusée par la mission passera près de vingt ans en Chine.
Pour la prédication
Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes. L'histoire de Gladys Aylward encourage ceux qui se sentent disqualifiés : ce que Dieu demande d'abord, ce n'est pas un diplôme mais une vie remise entre ses mains.
Versets à lire
« Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. »1 Co 1.27-29 (Segond 1910)
« J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. »És 6.8 (Segond 1910)
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »Rm 12.1 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
ʿebed : serviteur, esclave pistis : foi, confiance, fidélité