Anecdote pour la prédication · Orgueil
« J'avais saisi une ombre » : Henry Martyn, premier de Cambridge
Henry Martyn, fils d'un employé de mine de Cornouailles, entre à l'université de Cambridge en 1797. Brillant, ambitieux, colérique, il ne vit que pour les mathématiques et les honneurs. La mort soudaine de son père, en 1800, l'ébranle : il se met à lire la Bible, commence à fréquenter l'église de Charles Simeon, et se tourne vers Christ.
En janvier 1801, il passe les examens les plus redoutés de l'université. Le résultat tombe : il est classé premier de toute sa promotion en mathématiques, le titre envié de « senior wrangler ». À moins de vingt ans, il vient d'atteindre ce dont rêvent tous les étudiants de Cambridge.
Pourtant, il écrira plus tard qu'en recevant cet honneur, il fut surpris de constater qu'il n'avait saisi qu'une ombre. Le sommet qu'il avait tant désiré ne lui apportait pas la satisfaction espérée. Il se souvenait aussi d'une parole qu'un ami lui avait dite pendant ses années d'étude : qu'il devait travailler non pour la louange des hommes, mais pour la gloire de Dieu.
Cette découverte réoriente sa vie. Il renonce à la carrière brillante que lui promettait le barreau ou l'université. Marqué par la lecture de la vie du missionnaire David Brainerd et par les récits de William Carey, il devient le vicaire de Simeon, puis s'embarque pour l'Inde en 1805 comme aumônier de la Compagnie des Indes. Il mourra sept ans plus tard, à trente et un ans, après avoir traduit le Nouveau Testament en hindoustani et en persan.
Pour la prédication
L'Ecclésiaste a dit la vanité de tout ce qui se fait sous le soleil sans Dieu. Le témoignage de Martyn parle aux étudiants et aux ambitieux : la réussite la plus éclatante peut laisser le cœur vide, tandis que la vie donnée à Christ trouve un sens qui ne passe pas.
Versets à lire
« Puis, j'ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits, et la peine que j'avais prise à les exécuter; et voici, tout est vanité et poursuite du vent, et il n'y a aucun avantage à tirer de ce qu'on fait sous le soleil. »Ec 2.11 (Segond 1910)
« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, »Ph 3.7-8 (Segond 1910)
« Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme? »Mt 16.26 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
doxa : gloire kāḇôd : gloire, poids, honneur