Anecdote pour la prédication · Mort et espérance
Le prisonnier des galères : John Knox aperçoit Saint Andrews
En 1547, John Knox, ancien prêtre gagné à la Réforme, est l'aumônier des protestants retranchés dans le château de Saint Andrews, en Écosse. C'est là qu'il a prêché publiquement pour la première fois. En juillet, une flotte française force le château à capituler. Knox et ses compagnons sont emmenés en France. Lui est condamné aux galères, enchaîné à la rame.
Il passera dix-neuf mois dans cette condition, malade, épuisé. Dans son « Histoire de la Réforme en Écosse », il raconte, parlant de lui-même à la troisième personne, un épisode de cette captivité. La galère était revenue croiser sur les côtes écossaises, entre Dundee et Saint Andrews. Knox était alors si malade que peu s'attendaient à le voir survivre.
Un compagnon de captivité, James Balfour, lui demanda s'il reconnaissait l'endroit. Knox répondit : « Oui, je le connais bien. Je vois le clocher de ce lieu où Dieu a ouvert ma bouche en public pour sa gloire. Et je suis pleinement persuadé, si faible que je paraisse maintenant, que je ne quitterai pas cette vie avant que ma langue ne glorifie son saint nom en ce même lieu. »
Libéré en 1549, il servit en Angleterre, puis sur le continent. En 1559, il revint en Écosse et, la même année, prêcha de nouveau à Saint Andrews.
Pour la prédication
Les chaînes n'annulent pas l'appel de Dieu. L'anecdote illustre l'espérance de Paul en prison (Ph 1.12-14) et la confiance dans les promesses de Dieu quand tout semble les contredire ; elle peut encourager ceux qui traversent une période où leur service paraît interrompu.
Versets à lire
« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. »Ph 1.6 (Segond 1910)
« Je ne mourrai pas, je vivrai, Et je raconterai les œuvres de l'Éternel. »Ps 118.17 (Segond 1910)
« Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; »2 Co 4.8-9 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
elpis : espérance doxa : gloire