Anecdote pour la prédication · Salut et conversion
Le hors-la-loi devenu frère : Robert Moffat et Africaner
Au début du XIXe siècle, le nom d'Africaner fait trembler les fermiers de la colonie du Cap. Ce chef nama, ancien serviteur révolté contre son maître, a pillé les fermes de la frontière ; le gouvernement a mis sa tête à prix. Lorsqu'en 1817 le jeune Robert Moffat, vingt-deux ans, annonce qu'il va s'installer chez lui, des colons lui prédisent qu'Africaner fera de son crâne une coupe à boire.
Or Africaner a entendu l'Évangile par des missionnaires venus avant Moffat, et il a commencé à changer. Moffat vit des mois auprès de lui. Il découvre un homme qui lit le Nouveau Testament, écoute avec attention, devient doux, et qui le soigne lorsqu'il tombe malade.
En 1818, Moffat décide d'emmener Africaner au Cap. En chemin, il s'arrête chez un fermier hollandais qui l'avait reçu à l'aller. L'homme recule, effrayé : on lui a dit que Moffat avait été tué par Africaner. Le missionnaire lui demande ce qu'il penserait si on lui disait qu'Africaner est devenu chrétien. Le fermier répond qu'il croirait tout, sauf cela. Moffat lui montre alors l'homme assis près du chariot : c'est lui. Le fermier, stupéfait, s'écrie : « Ô Dieu, quel miracle de ta puissance ! Qu'est-ce que ta grâce ne peut accomplir ? »
Au Cap, le gouverneur reçut avec étonnement celui dont la tête avait été mise à prix, et lui fit présent d'un chariot. Africaner mourut quelques années plus tard en exhortant les siens à vivre en paix.
Pour la prédication
Comme Saul de Tarse, que les disciples de Jérusalem avaient peine à croire converti, Africaner montre qu'aucun homme n'est hors de portée de la grâce. Bonne illustration pour un sermon sur la nouvelle naissance et sur notre difficulté à croire que Dieu change vraiment les gens.
Versets à lire
« Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. »2 Co 5.17 (Segond 1910)
« Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple. Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus. »Ac 9.26-27 (Segond 1910)
« C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. Mais j'ai obtenu miséricorde, afin que Jésus-Christ fît voir en moi le premier toute sa longanimité, pour que je servisse d'exemple à ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle. »1 Tm 1.15-16 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
charis : grâce, faveur šûb : revenir, se convertir