Anecdote pour la prédication · Salut et conversion
Au chevet d'un collègue mourant : la seconde conversion de Henry Lyte
En 1818, Henry Francis Lyte est un jeune vicaire anglican à Taghmon, dans le sud-est de l'Irlande. Il a été ordonné quelques années plus tôt, il prêche, il remplit ses devoirs. Il se considère comme un bon ministre de l'Église.
Cette année-là, un pasteur des environs, ami de Lyte, tombe gravement malade. Lyte va le voir. Face à la mort, l'homme est troublé : il se rend compte que sa foi n'était qu'un ensemble de convictions respectables et que rien ne le prépare à paraître devant Dieu. Les deux pasteurs se mettent alors à étudier ensemble les épîtres de Paul, en cherchant ce qu'elles disent du salut.
Lyte racontera plus tard la suite. Son ami trouva la paix et mourut heureux, dans la certitude que, malgré ses graves erreurs, il y avait quelqu'un dont la mort et les souffrances expiaient ses fautes. Et Lyte ajoute que lui-même fut profondément changé par cette expérience. Il comprit qu'il avait jusque-là prêché sans connaître vraiment l'Évangile qu'il annonçait. Il se mit, dit-il, à étudier la Bible et à prêcher d'une manière nouvelle.
C'est cet homme-là, transformé au chevet d'un mourant, qui devint quelques années plus tard le pasteur de Brixham et l'auteur de cantiques comme « Loue, mon âme, le Roi des cieux » et « Reste avec nous ».
Pour la prédication
On peut être religieux, et même pasteur, sans avoir saisi la grâce. L'anecdote illustre Romains 3 : nul n'est justifié par ses œuvres, mais par la foi en Celui qui a expié nos péchés. Elle rappelle aussi la valeur des Écritures ouvertes ensemble au chevet des malades.
Versets à lire
« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C'est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je, »Rm 3.23-25 (Segond 1910)
« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, »Ph 3.7-9 (Segond 1910)
« dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. »2 Tm 3.15 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
dikaioō : justifier, déclarer juste, donner raison hilastērion : propitiatoire, moyen d'expiation graphē : écrit, Écriture