Anecdote pour la prédication · Obéissance
« Ce que Dieu peut faire d'un homme » : la phrase qui marqua Moody
Récit traditionnel : il est rapporté de longue date, mais son historicité exacte n'est pas établie. À présenter comme « on raconte que… ».
En 1867, Moody fait son premier voyage en Grande-Bretagne. Il veut rencontrer Charles Spurgeon, George Müller et d'autres hommes dont il admire le ministère. Au cours de ce séjour, il fait la connaissance d'un évangéliste britannique, Henry Varley, ancien boucher devenu prédicateur, qu'il retrouvera lors de son voyage suivant, en 1872.
Selon le récit qui s'est transmis, et que les biographes rapportent sous des formes un peu différentes, Varley dit un jour à Moody une phrase qui allait le poursuivre : le monde n'a pas encore vu ce que Dieu peut faire avec, par et en un homme entièrement consacré à lui.
On raconte que Moody, en reprenant la mer, ne cessait de tourner ces mots dans sa tête. Il se disait que Varley avait parlé d'« un homme », pas d'un homme instruit, ni brillant, ni riche. Pourquoi pas lui, le commis sans études ? Il aurait alors résolu de chercher, de toutes ses forces, à être cet homme-là.
Les détails exacts de la scène sont incertains : la date (1867 ou 1872), le lieu, les mots précis et même la manière dont Moody les reçut varient selon les récits. Mais le fond de l'histoire est devenu inséparable de la figure de Moody, qui ne cessa jamais de dire qu'il n'était rien et que Dieu seul agissait.
Pour la prédication
Dieu ne cherche pas d'abord des talents mais des vies livrées sans réserve. Ce récit traditionnel permet d'appeler l'auditoire à une consécration totale, en insistant sur le fait que Dieu se sert volontiers de personnes ordinaires.
Versets à lire
« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »Rm 12.1 (Segond 1910)
« Car l'Éternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le cœur est tout entier à lui. Tu as agi en insensé dans cette affaire, car dès à présent tu auras des guerres. »2 Ch 16.9 (Segond 1910)
« J'ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. »Ga 2.20 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
qādôš : saint ʿebed : serviteur, esclave