Anecdote pour la prédication · Obéissance

Un jeune homme se donne à Dieu par écrit : l'acte de consécration d'Oberlin

Jean-Frédéric Oberlin · 1er janvier 1760 · Strasbourg, France

Jean-Frédéric Oberlin naît à Strasbourg en 1740, dans une famille luthérienne cultivée. Son père est professeur. Enfant, il est vif et sensible ; il sera plus tard connu pour son énergie infatigable. Mais avant d'être le pasteur célèbre du Ban de la Roche, il est un étudiant en théologie qui cherche à savoir à qui appartient sa vie.

Le 1er janvier 1760, à dix-neuf ans, il met par écrit un acte solennel de consécration. Dans ce texte, il se reconnaît pécheur, accepte Dieu comme son Dieu et se remet entièrement à lui, corps et âme, pour le servir. Il le signe de sa main. Le document a été conservé et ses biographes l'ont publié.

Ce n'est pas un élan passager. Oberlin a l'habitude de relire et de renouveler cet engagement au fil des années. Toute sa vie sera marquée par cette disponibilité : quand on lui proposera, à vingt-six ans, la paroisse la plus pauvre et la plus isolée d'Alsace, que d'autres avaient refusée, il acceptera. Il y restera près de soixante ans, jusqu'à sa mort en 1826.

Les routes, les écoles, les cultures nouvelles, les caisses de secours qui ont rendu le Ban de la Roche célèbre dans toute l'Europe sont nés de cette décision d'un étudiant, un matin de Nouvel An, de se donner sans réserve.

Pour la prédication

Paul appelle les croyants à offrir leur corps « comme un sacrifice vivant ». L'acte d'Oberlin montre qu'une consécration consciente, écrite et renouvelée, peut orienter toute une vie. L'anecdote convient particulièrement pour une prédication de début d'année ou un appel à l'engagement.

Versets à lire

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. »Rm 12.1 (Segond 1910)
« Et si vous ne trouvez pas bon de servir l'Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel. »Jos 24.15 (Segond 1910)
« Ecoute-moi, ô Éternel! car je suis ton serviteur, Ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens. »Ps 116.16 (Segond 1910)
« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »1 Co 6.19-20 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

qādôš : saint ʿōlâ : holocauste, offrande qui monte ʿebed : serviteur, esclave

Thèmes

Obéissance Sainteté Service Le temps et l'éternité

Source : Biographies de Jean-Frédéric Oberlin, qui reproduisent son acte de consécration de 1760. Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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