Anecdote pour la prédication · Générosité
Des recueils vendus par millions et pas un sou pour eux : Moody et Sankey
Lors de leur grande campagne en Grande-Bretagne, de 1873 à 1875, Moody et Sankey se heurtent à une difficulté pratique : les cantiques que chante Sankey ne figurent dans aucun recueil britannique. L'assemblée ne peut pas les apprendre. Sankey propose d'abord au public de petites feuilles imprimées, puis un recueil, publié à Londres sous le titre de Sacred Songs and Solos.
Le succès dépasse toute attente. Le recueil se vend en quantités énormes, réédité et augmenté sans cesse. Les droits d'auteur se chiffrent bientôt en sommes considérables. Les critiques ne se privent pas d'insinuer que les deux Américains sont venus en Grande-Bretagne pour s'enrichir.
Moody et Sankey prennent alors une décision ferme : ils ne toucheront rien de ces droits. L'argent est confié à un comité d'hommes de confiance chargés de le gérer et de l'employer pour l'œuvre de Dieu. Une partie importante servit à reconstruire à Chicago l'église et les locaux de Moody détruits par l'incendie de 1871. Par la suite, les droits du recueil américain, Gospel Hymns, furent consacrés surtout aux écoles fondées par Moody à Northfield.
Les deux hommes n'étaient pas riches. Sankey avait une famille à nourrir. Mais ils tenaient à ce que personne ne puisse dire que l'Évangile qu'ils prêchaient avait été pour eux une source de profit.
Pour la prédication
Paul refusait de vivre de l'Évangile pour ne pas y faire obstacle. Moody et Sankey ont fait de même avec une fortune réelle. Le récit peut illustrer une prédication sur l'intégrité financière des serviteurs de Dieu et sur la générosité qui ferme la bouche aux accusateurs.
Versets à lire
« Quelle est donc ma récompense? C'est d'offrir gratuitement l'Évangile que j'annonce, sans user de mon droit de prédicateur de l'Évangile. »1 Co 9.18 (Segond 1910)
« Nous agissons ainsi, afin que personne ne nous blâme au sujet de cette abondante collecte, à laquelle nous donnons nos soins; car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes. »2 Co 8.20-21 (Segond 1910)
« Je n'ai désiré ni l'argent, ni l'or, ni les vêtements de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont pourvu à mes besoins et à ceux des personnes qui étaient avec moi. Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »Ac 20.33-35 (Segond 1910)