Anecdote pour la prédication · Générosité

Deux cents ou vingt mille ? Mme Hillyard et l'orphelinat de Stockwell

Charles Spurgeon · 1866 · Londres, Angleterre

En 1866, lors d'une réunion de prière au Metropolitan Tabernacle, Charles Spurgeon exhorte son Église : une assemblée aussi nombreuse devrait entreprendre davantage pour le Seigneur dans cette immense ville. Peu après, il reçoit la lettre d'une dame qu'il ne connaît pas, Mme Anne Hillyard, veuve d'un pasteur anglican. Elle dispose d'une somme qu'elle souhaite consacrer à l'éducation de garçons orphelins.

Spurgeon se rend chez elle avec un ami. La maison est modeste, et les deux visiteurs supposent qu'il s'agit d'un don de quelques centaines de livres. Spurgeon rapporte qu'il évoqua donc les deux cents livres mentionnées dans la lettre. La dame le reprit : elle n'avait pas voulu dire deux cents, mais vingt mille.

Spurgeon s'assure que ce don ne lèse personne de son entourage, puis accepte. Ainsi naît l'orphelinat de Stockwell, au sud de Londres, ouvert d'abord aux garçons, puis, à partir de 1880, aussi aux filles.

Spurgeon refuse le modèle des grands dortoirs. Les enfants vivent par groupes dans des maisons séparées, chacune confiée à une « mère ». Il ne veut pas d'uniforme qui les désignerait comme orphelins aux yeux de tous, et l'admission se fait selon le besoin, sans distinction de confession. Des centaines d'enfants y furent élevés de son vivant, et l'œuvre s'est poursuivie bien après sa mort.

Pour la prédication

Dieu est le père des orphelins, et il répond aux prières de son Église au-delà de ses attentes. L'anecdote illustre la religion pure dont parle Jacques et la générosité discrète d'une croyante qui donna largement sans chercher la gloire.

Versets à lire

« La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde. »Jc 1.27 (Segond 1910)
« Le père des orphelins, le défenseur des veuves, C'est Dieu dans sa demeure sainte. »Ps 68.6 (Segond 1910)
« Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, »Ep 3.20 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

raḥămîm : compassion, entrailles patēr : père

Thèmes

Générosité Providence Amour du prochain

Source : C. H. Spurgeon, Autobiography, vol. 3 (1899) ; rapports de l'orphelinat de Stockwell. Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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