Anecdote pour la prédication · Prière
Un général à genoux dans la neige ? Washington à Valley Forge
Récit traditionnel : il est rapporté de longue date, mais son historicité exacte n'est pas établie. À présenter comme « on raconte que… ».
L'hiver 1777-1778 est l'un des moments les plus sombres de la guerre d'indépendance américaine. Après la perte de Philadelphie, l'armée continentale de George Washington s'installe à Valley Forge, à une trentaine de kilomètres de la ville. Les soldats manquent de vêtements, de chaussures, de couvertures et de vivres. Ils bâtissent des huttes de rondins. Pendant ces mois, la maladie emporte environ deux mille hommes.
Une tradition célèbre se rattache à cet hiver. On raconte qu'un quaker de la région, Isaac Potts, se promenant dans les bois, entendit une voix et découvrit le général Washington agenouillé dans la neige, priant seul pour son armée et pour son pays. Rentré chez lui, il aurait dit à sa femme qu'il avait cru jusque-là la cause perdue, mais que si un tel homme priait ainsi, Dieu pourrait bien lui donner la victoire.
Le récit est rapporté pour la première fois par Mason Weems, pasteur et biographe populaire de Washington, connu aussi pour l'histoire inventée du cerisier abattu. Les historiens doutent fortement de l'épisode : on n'est pas sûr qu'Isaac Potts se soit trouvé sur place cet hiver-là, et aucun témoignage contemporain ne le confirme.
Ce qui est certain, c'est que l'armée survécut à cet hiver. Elle en sortit mieux entraînée, notamment grâce au baron von Steuben, et la nouvelle de l'alliance avec la France arriva au printemps.
Pour la prédication
Présenté honnêtement comme une tradition, ce récit peut illustrer la prière du responsable qui porte le fardeau des autres, comme Moïse ou Néhémie. Il offre aussi l'occasion de rappeler l'importance de la vérité : une belle histoire ne doit jamais être donnée pour plus sûre qu'elle n'est.
Versets à lire
« Lorsque j'entendis ces choses, je m'assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux, »Né 1.4 (Segond 1910)
« Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort; et lorsqu'il baissait sa main, Amalek était le plus fort. Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui, et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil. »Ex 17.11-12 (Segond 1910)
« Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. »Jc 5.16 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
ʾădōnāy : Seigneur, mon Seigneur