Anecdote pour la prédication · Service
La bougie qui se consume pour éclairer : la leçon de Michael Faraday
Michael Faraday, l'un des plus grands physiciens du XIXe siècle, était aussi un chrétien fervent, ancien d'une petite Église sandemanienne de Londres. Chaque année, à Noël, la Royal Institution invitait les enfants à des conférences scientifiques. En 1848, puis de nouveau à l'hiver 1860, Faraday choisit pour sujet un objet d'une banalité totale : une bougie. Ses leçons furent publiées en 1861 sous le titre Histoire chimique d'une chandelle.
Il y fait découvrir aux enfants tout ce qui se passe dans une petite flamme. La chaleur fait fondre la cire au pied de la mèche et forme une coupe où le liquide reste retenu, parce que l'air froid qui monte en refroidit le bord. La cire fondue grimpe dans la mèche, s'y vaporise et brûle. Les particules de carbone portées au rouge donnent sa lumière à la flamme. Et la combustion produit de l'eau et un gaz que nous rejetons nous aussi en respirant.
Ainsi, la bougie ne brille qu'en se consumant. Chaque minute de lumière lui coûte un peu de sa substance. Une bougie qu'on n'allume jamais reste entière, mais elle ne sert à rien.
À la fin de ses leçons, Faraday quitta la chimie pour s'adresser aux jeunes auditeurs : il leur souhaita d'être, dans leur génération, semblables à la bougie, et de briller comme des lumières pour ceux qui les entourent, en accomplissant honorablement leur devoir envers leurs semblables.
Pour la prédication
Jésus dit de Jean-Baptiste qu'il était « la lampe qui brûle et qui luit » (Jn 5.35) : on ne donne de la lumière qu'en se donnant soi-même. L'anecdote illustre Mt 5.14-16 et l'appel à un service qui coûte. Elle montre aussi un grand savant qui voyait dans les choses les plus humbles une leçon de vie.
Versets à lire
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »Mt 5.14-16 (Segond 1910)
« Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu vous réjouir une heure à sa lumière. »Jn 5.35 (Segond 1910)
« afin que vous soyez irréprochables et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles au milieu d'une génération perverse et corrompue, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, »Ph 2.15 (Segond 1910)
« Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous. »2 Co 12.15 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
doxa : gloire kosmos : monde, ordre, parure