Anecdote pour la prédication · Parole de Dieu
Le pain contre les lettres : Frederick Douglass apprend à lire
Frederick Douglass naît esclave dans le Maryland, vers 1818. Encore enfant, il est envoyé à Baltimore, chez Hugh et Sophia Auld. Sophia, qui n'a jamais possédé d'esclave, se montre d'abord bienveillante et commence à lui apprendre l'alphabet, puis à épeler de petits mots.
Son mari l'apprend et le lui interdit sur-le-champ. Douglass rapporte ses paroles dans son autobiographie : l'instruction gâterait le meilleur des esclaves ; s'il apprenait à lire, on ne pourrait plus le garder ; cela le rendrait à jamais impropre à l'esclavage. L'enfant écoute. « À partir de ce moment, écrit-il, j'ai compris le chemin qui mène de l'esclavage à la liberté. »
Privé de maîtresse, il trouve d'autres professeurs. Envoyé en course dans les rues, il emporte du pain, dont la maison ne manque pas, et le donne aux petits garçons blancs et pauvres du quartier, qui ont faim. En échange, dit-il, ils lui donnaient « ce pain plus précieux, celui de la connaissance ». Il achète plus tard, avec quelques sous gagnés en cirant des chaussures, un recueil de discours qu'il lit et relit.
Adolescent, de retour à la campagne, il réunira en secret, le dimanche, d'autres esclaves pour leur apprendre à lire, afin qu'ils puissent lire la Bible, au risque d'être fouetté. En 1838, il s'évadera vers le Nord et deviendra l'un des plus grands orateurs de la lutte contre l'esclavage.
Pour la prédication
Les maîtres de Douglass avaient compris que la lecture rend libre ; c'est pourquoi ils l'interdisaient. Le récit peut illustrer la puissance libératrice de la vérité et de la Parole, et la responsabilité de ceux qui ont reçu « le pain de la connaissance » de le partager.
Versets à lire
« vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. »Jn 8.32 (Segond 1910)
« La révélation de tes paroles éclaire, Elle donne de l'intelligence aux simples. »Ps 119.130 (Segond 1910)
« L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, »Lc 4.18 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
alētheia : vérité apolytrōsis : rédemption, libération