Anecdote pour la prédication · Mort et espérance

Le verger de Tokat : les dernières lignes du journal d'Henry Martyn

Henry Martyn · 6 octobre 1812 · Tokat, Anatolie

En 1811, malade, Henry Martyn quitte l'Inde pour la Perse. Il veut réviser sa traduction persane du Nouveau Testament avec l'aide de lettrés du pays. À Chiraz, pendant près d'un an, il travaille avec acharnement et débat avec les savants musulmans, qui le respectent et le contredisent. La traduction est achevée au début de 1812. Il voudrait la présenter lui-même au chah ; il n'y parvient pas, mais l'ambassadeur britannique s'en charge.

Épuisé, fiévreux, Martyn décide de rentrer en Angleterre par voie de terre. En septembre 1812, il part de Tabriz à cheval, en direction de Constantinople, sous la conduite d'un guide qui le presse sans pitié. Les étapes sont longues, les nuits mauvaises, la fièvre revient.

Le 6 octobre, il écrit dans son journal ses dernières lignes. Il s'est assis dans un verger et, dit-il, il a pensé avec une douce consolation et une grande paix à son Dieu, « dans la solitude ma compagnie, mon ami et mon consolateur ». Il ajoute : « Oh ! quand le temps fera-t-il place à l'éternité ? » Il évoque ce monde nouveau où habitera la justice, où rien de ce qui souille ne pourra entrer.

Dix jours plus tard, le 16 octobre 1812, il meurt à Tokat, loin de tout ami, à trente et un ans. On ignore les circonstances exactes de sa mort. Son Nouveau Testament persan fut imprimé à Saint-Pétersbourg en 1815 et largement diffusé.

Pour la prédication

Le croyant n'est jamais vraiment seul : Christ a promis d'être avec les siens jusqu'à la fin. Les dernières lignes de Martyn illustrent la paix de celui qui attend les nouveaux cieux et la nouvelle terre, et peuvent nourrir une prédication sur l'espérance face à la mort.

Versets à lire

« Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. »2 P 3.13 (Segond 1910)
« car Christ est ma vie, et la mort m'est un gain. Mais s'il est utile pour mon œuvre que je vive dans la chair, je ne saurais dire ce que je dois préférer. Je suis pressé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; »Ph 1.21-23 (Segond 1910)
« Quel autre ai-je au ciel que toi! Et sur la terre je ne prends plaisir qu'en toi. Ma chair et mon cœur peuvent se consumer: Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. »Ps 73.25-26 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

elpis : espérance paraklētos : défenseur, consolateur zōē : vie

Thèmes

Mort et espérance Souffrance et épreuve Le temps et l'éternité

Source : Journal de Henry Martyn, 6 octobre 1812, publié dans John Sargent, Memoir of the Rev. Henry Martyn (1819). Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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