Anecdote pour la prédication · Souffrance et épreuve
Le plongeon de 1967 : le chemin de Joni Eareckson Tada
Le 30 juillet 1967, Joni Eareckson, dix-sept ans, sportive et cavalière, se baigne avec sa sœur Kathy dans la baie de Chesapeake. Elle plonge depuis un radeau dans une eau qu'elle croit profonde. Sa tête heurte le fond. Elle sent un choc, puis plus rien : elle ne peut plus bouger. Kathy, la voyant flotter immobile, la ramène à la surface. Les médecins diagnostiquent une fracture des vertèbres cervicales. Joni est tétraplégique.
Les deux années qui suivent sont les plus sombres de sa vie. Elle passe de longs mois à l'hôpital, attachée à un cadre que l'on retourne pour éviter les escarres. Elle est en colère contre Dieu. Elle racontera qu'elle supplia des amies de lui donner des médicaments ou de lui ouvrir les veines pour en finir, et qu'elle enrageait de ne même pas pouvoir mettre fin à ses jours seule.
Peu à peu, avec l'aide de proches et notamment d'un jeune ami, Steve Estes, qui étudie la Bible avec elle, elle découvre que Dieu n'est pas absent de sa souffrance. Elle lit que le Christ lui-même a été cloué, immobile, sur une croix. Elle apprend à confier à Dieu des questions sans réponse.
En rééducation, elle apprend à dessiner en tenant un crayon entre ses dents. Ses dessins, puis ses livres, la font connaître. Elle fonde en 1979 une œuvre au service des personnes handicapées et de leurs familles, qui distribue notamment des fauteuils roulants dans le monde entier. Elle parlera longtemps de ce plongeon comme du jour où Dieu a commencé à lui montrer qu'il pouvait se servir même de cela.
Pour la prédication
Dieu ne promet pas toujours de guérir, mais il promet d'être présent et de faire concourir toutes choses au bien. Joni Eareckson Tada montre qu'une vie brisée peut devenir un témoignage. Ce récit illustre 2 Corinthiens 4.16-18 et Romains 8.28, notamment devant des personnes atteintes de handicap ou de maladie.
Versets à lire
« C'est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles. »2 Co 4.16-18 (Segond 1910)
« Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. »Rm 8.28 (Segond 1910)
« et il m'a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. »2 Co 12.9 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
elpis : espérance sôma : corps