Anecdote pour la prédication · Parole de Dieu
Le Nouveau Testament caché dans un oreiller : Adoniram Judson en prison
En juin 1824, la guerre éclate entre la Grande-Bretagne et le royaume de Birmanie. À la cour d'Ava, tout étranger est soupçonné d'espionnage. Adoniram Judson, missionnaire américain depuis plus de dix ans, est arrêté brutalement, ligoté et jeté dans la « prison de la mort », avec d'autres Occidentaux. On lui met plusieurs paires de fers aux chevilles ; la nuit, on hisse parfois les prisonniers par les pieds sur une perche, ne laissant reposer au sol que leurs épaules.
Judson pense à un trésor resté dehors : son manuscrit du Nouveau Testament en birman, fruit de longues années de travail, pas encore imprimé. S'il est découvert et détruit, tout sera à recommencer. Sa femme Ann l'enterre d'abord sous la maison. Mais la saison des pluies approche, et le papier risque de pourrir.
Elle a alors une idée : coudre le manuscrit à l'intérieur d'un oreiller dur et sans valeur, si laid qu'aucun gardien n'aurait envie de le voler. Elle le lui fait parvenir en prison, et Judson dort pendant des mois la tête posée sur sa traduction.
Au printemps 1825, les prisonniers sont transférés brusquement vers une autre prison. Les gardiens s'emparent de leurs affaires ; l'oreiller est jeté de côté comme un vulgaire chiffon. Un converti birman, Maung Ing, le ramasse et le garde comme un souvenir de son maître, sans savoir ce qu'il contient. Après sa libération, Judson le retrouve, et le manuscrit est sauvé. La Bible birmane complète, achevée en 1834, est encore en usage aujourd'hui.
Pour la prédication
La Parole de Dieu n'est pas enchaînée, même quand ses serviteurs le sont. L'anecdote de l'oreiller illustre la manière dont Dieu préserve sa Parole à travers des moyens humbles et des circonstances humainement désespérées, et invite à la reconnaissance pour la Bible que nous tenons entre nos mains.
Versets à lire
« pour lequel je souffre jusqu'à être lié comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n'est pas liée. »2 Tm 2.9 (Segond 1910)
« L'herbe sèche, la fleur tombe; Mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement. »És 40.8 (Segond 1910)
« À toujours, ô Éternel! Ta parole subsiste dans les cieux. »Ps 119.89 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
dābār : parole ; chose, affaire logos : parole, compte, raison graphē : écrit, Écriture