Anecdote pour la prédication · Sagesse

Isaac Newton : un système du monde qui suppose un Seigneur

Isaac Newton · 1713 · Londres, Angleterre

En 1687, Isaac Newton publie les Principes mathématiques de la philosophie naturelle, les Principia. L'ouvrage montre qu'une même loi gouverne la chute d'une pomme et la course de la Lune. Certains lecteurs craignent aussitôt que cet univers réglé comme une horloge n'ait plus besoin de Dieu.

Newton pense l'inverse. En 1692, le jeune théologien Richard Bentley, qui prépare des conférences contre l'athéisme, lui écrit pour l'interroger. Newton lui répond, dans la première de quatre lettres : « Quand j'ai écrit mon traité sur notre système, j'avais en vue des principes qui pourraient amener les hommes réfléchis à croire en une Divinité, et rien ne peut me réjouir davantage que de le voir utile à cette fin. »

Pour la deuxième édition des Principia, en 1713, Newton ajoute à la fin de l'ouvrage un texte qu'on appelle la Scholie générale. Après des pages de calculs, le ton change : « Ce très bel ensemble du soleil, des planètes et des comètes n'a pu naître que du dessein et de la domination d'un être intelligent et puissant. » Il précise que cet être gouverne toutes choses « non comme l'âme du monde, mais comme Seigneur de l'univers », et qu'on a coutume de l'appeler « Seigneur Dieu, Pantokrator », c'est-à-dire tout-puissant.

Les convictions religieuses de Newton étaient personnelles et, sur certains points de doctrine, éloignées de l'orthodoxie de son temps. Mais l'homme qui avait mis l'univers en équations a voulu que son grand livre se termine sur le nom du Seigneur.

Pour la prédication

L'ordre du monde ne remplace pas Dieu : il témoigne de lui. Ce récit illustre Romains 1.20 et le Psaume 19 : les œuvres visibles annoncent la puissance invisible du Créateur. Il peut servir à montrer que science et foi ne sont pas rivales.

Versets à lire

« Au chef des chantres. Psaume de David. Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l'étendue manifeste l'œuvre de ses mains. »Ps 19.1-2 (Segond 1910)
« En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l'œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, »Rm 1.20 (Segond 1910)
« Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l'honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c'est par ta volonté qu'elles existent et qu'elles ont été créées. »Ap 4.11 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

bārāʾ : créer kyrios : Seigneur, maître šadday : le Tout-Puissant

Thèmes

Sagesse Louange et adoration Vérité et intégrité

Source : Isaac Newton, Principia, Scholie générale (2e éd., 1713) ; lettre à Richard Bentley, 10 décembre 1692. Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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