Anecdote pour la prédication · Salut et conversion

« Que le Seigneur ait pitié de nous ! » : John Newton dans la tempête

John Newton · mars 1748 · Atlantique Nord, à bord du Greyhound

En mars 1748, John Newton a vingt-deux ans. Fils d'un capitaine de marine, il a rejeté la foi de sa mère morte quand il était enfant. Il est connu à bord pour ses blasphèmes et son mépris de toute religion. Il rentre en Angleterre sur le Greyhound, un navire marchand.

Un soir, par désœuvrement, il prend un livre qui traîne dans le bateau, l'Imitation de Jésus-Christ, et se demande en le refermant : et si tout cela était vrai ?

Cette nuit-là, une violente tempête frappe le navire. Il se réveille, la cabine envahie par l'eau. On l'appelle sur le pont ; le capitaine lui demande d'aller chercher un couteau. Pendant qu'il redescend, un autre marin monte à sa place et est aussitôt emporté par une vague.

Pendant des heures, l'équipage pompe sans relâche. Le navire est gravement endommagé. Vers neuf heures du matin, épuisé, Newton dit presque malgré lui : « Si cela ne suffit pas, que le Seigneur ait pitié de nous ! » Il s'étonne lui-même de ces mots : c'est la première fois depuis des années qu'il demande pitié à Dieu.

Le Greyhound ne coule pas, en partie parce que sa cargaison de cire d'abeille et de bois flotte. Après des semaines de dérive, la faim et le désespoir, il atteint la côte d'Irlande.

Newton fera plus tard de cette date un jour annuel de reconnaissance et d'humiliation. Il dira que ce fut le jour où le Seigneur vint d'en haut le tirer des grandes eaux.

Pour la prédication

Un simple cri de détresse peut être le commencement du retour à Dieu. L'anecdote illustre la miséricorde de Dieu envers ceux qui l'ont longtemps méprisé et sa patience, car Newton ne fut pas transformé en un jour.

Versets à lire

« Il étendit sa main d'en haut, il me saisit, Il me retira des grandes eaux; »Ps 18.17 (Segond 1910)
« Dans leur détresse, ils crièrent à l'Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses; Il arrêta la tempête, ramena le calme, Et les ondes se turent. Ils se réjouirent de ce qu'elles s'étaient apaisées, Et l'Éternel les conduisit au port désiré. »Ps 107.28-30 (Segond 1910)
« Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. »Lc 18.13 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

eleos : miséricorde raḥămîm : compassion, entrailles šûb : revenir, se convertir

Thèmes

Salut et conversion Providence Prière

Source : John Newton, An Authentic Narrative (1764). Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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