Anecdote pour la prédication · Salut et conversion
La Samaritaine et la Brahmane : la découverte de Pandita Ramabai
Ramabai naît en 1858 dans une famille de brahmanes. Son père, un lettré, lui enseigne le sanskrit, ce qui est alors exceptionnel pour une fille. Après la mort de ses parents pendant une famine, elle parcourt l'Inde avec son frère. À Calcutta, les savants, stupéfaits par sa connaissance des textes sacrés, lui décernent le titre de « Pandita ». Elle se marie, devient mère, puis se retrouve veuve en 1882, avec une petite fille. Elle sait désormais ce que vivent les veuves indiennes, souvent méprisées et abandonnées.
En 1883, elle se rend en Angleterre pour étudier, accueillie par des religieuses anglicanes de Wantage. Elle s'intéresse au christianisme, mais en intellectuelle, avec beaucoup de réserves.
Un jour, à Fulham, elle visite une maison tenue par ces sœurs, où l'on accueille des femmes qui ont vécu de la prostitution. Elle est frappée par la tendresse avec laquelle on les traite. Dans sa culture, de telles femmes sont rejetées sans retour. Elle demande ce qui pousse les sœurs à agir ainsi. On lui lit l'histoire de la Samaritaine, au chapitre 4 de l'Évangile de Jean, et la manière dont Jésus a parlé à cette femme.
Ramabai écrira plus tard, dans son témoignage, qu'après avoir lu ce chapitre, elle comprit que le Christ était vraiment le Sauveur divin qu'il prétendait être, et que lui seul pouvait relever et transformer les femmes opprimées de l'Inde. Elle consacra le reste de sa vie aux veuves et aux orphelines de son pays.
Pour la prédication
Jésus brise les barrières sociales et religieuses pour rejoindre une femme méprisée. L'anecdote de Ramabai montre que la compassion concrète des chrétiens rend l'Évangile crédible, et que la rencontre avec Christ conduit à servir à son tour les plus rejetés.
Versets à lire
« La femme samaritaine lui dit: Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. - Jésus lui répondit: Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive. »Jn 4.9-10 (Segond 1910)
« Alors la femme, ayant laissé sa cruche, s'en alla dans la ville, et dit aux gens: Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? »Jn 4.28-29 (Segond 1910)
« C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. »Lc 7.47 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
charis : grâce, faveur eleos : miséricorde raḥămîm : compassion, entrailles