Anecdote pour la prédication · Amour de Dieu
Un poème découpé dans un journal : Sankey et « Les quatre-vingt-dix-neuf »
En 1874, Moody et Sankey tiennent des réunions en Écosse. Un jour, dans le train qui les mène de Glasgow à Édimbourg, Sankey achète un journal religieux pour quelques sous, espérant y trouver des nouvelles d'Amérique. Il n'y trouve rien de tel, mais en parcourant les pages, son regard tombe sur un petit poème. Il parle du berger qui laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher celle qui s'est égarée. Il le découpe et le glisse dans sa poche.
Le poème est d'Elizabeth Clephane, une Écossaise morte quelques années plus tôt. Il n'a jamais été mis en musique.
Le deuxième jour, lors d'une réunion de midi à Édimbourg, le sujet est le Bon Berger. À la fin de sa prédication, Moody se tourne vers Sankey et lui demande s'il a un chant pour conclure. Sankey n'a rien de prévu. Il pense alors au poème. Il le pose sur le pupitre de son petit orgue, adresse une prière silencieuse, plaque un accord et commence à chanter, inventant la mélodie note après note.
Il parvient à la fin de la première strophe et se demande s'il retrouvera le même air pour la suivante. Il y parvient. Quand il termine, l'assemblée est en larmes et Moody lui-même est ému. La mélodie, née ainsi en public, ne fut presque jamais modifiée et le cantique fit le tour du monde.
Pour la prédication
La parabole de la brebis perdue montre un Dieu qui cherche lui-même ceux qui sont égarés. Le récit montre aussi comment Dieu peut se servir d'un geste anodin, comme découper un poème, pour préparer une œuvre durable. Il peut introduire une prédication sur Luc 15.
Versets à lire
« Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. »Lc 15.4-7 (Segond 1910)
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »Jn 10.11 (Segond 1910)
« Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice. »Éz 34.16 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
raḥămîm : compassion, entrailles ḥesed : bonté fidèle