Anecdote pour la prédication · Amour de Dieu

L'hiver où Sarah Edwards fut saisie par l'amour du Christ

Sarah Edwards · janvier-février 1742 · Northampton, Massachusetts, États-Unis

Au début de 1742, Jonathan Edwards est absent de Northampton pour prêcher ailleurs. Un jeune évangéliste, Samuel Buell, le remplace pendant quelques semaines, et sa prédication touche fortement la ville. Sarah Edwards, alors âgée d'une trentaine d'années et mère de nombreux enfants, traverse à ce moment une expérience qui la marquera pour toujours.

Elle avait, de son propre aveu, des points sensibles : le souci de l'estime des autres, la crainte de déplaire à son mari, une certaine jalousie à l'égard du succès de Buell. Pendant plusieurs jours, elle lutte avec ces attachements. Elle en vient à se dire prête à tout perdre, la réputation, l'affection des siens, la vie même, pourvu qu'elle ait Dieu.

Elle décrit alors un sentiment écrasant de l'amour du Christ, une douceur qu'elle compare à un flot de lumière. Elle dit avoir passé une nuit entière dans la conscience de cet amour, sans dormir, et pourtant sans fatigue. Elle se sentait, écrit-elle, capable de rester sur le bûcher sans cesser de goûter cette présence.

À son retour, Edwards lui demanda de mettre par écrit ce qu'elle avait vécu. Il l'observa avec attention, et fut frappé que cette exaltation s'accompagne d'une humilité, d'une paix et d'un dévouement accrus dans les tâches ordinaires. Il publia la description de cette expérience, sans nommer sa femme, dans un ouvrage sur le réveil publié peu après.

Pour la prédication

Les expériences spirituelles se vérifient à leurs fruits : humilité, paix, service concret. Le récit de Sarah Edwards peut illustrer Romains 8.35-39 et montrer que l'amour de Christ libère des idoles les plus subtiles, comme le besoin d'être approuvé.

Versets à lire

« Qui nous séparera de l'amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? selon qu'il est écrit: C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, Qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. »Rm 8.35-39 (Segond 1910)
« Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, »Ph 3.8 (Segond 1910)
« vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l'amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu'à toute la plénitude de Dieu. »Ep 3.18-19 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

agapē : amour, charité kardia : cœur

Thèmes

Amour de Dieu Humilité Saint-Esprit et réveil

Source : Récit de Sarah Edwards (1742) ; J. Edwards, Some Thoughts Concerning the Present Revival (1742). Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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