Anecdote pour la prédication · Famille et éducation

« Une jeune fille aimée de ce grand Être » : Edwards et Sarah Pierpont

Sarah Edwards · vers 1723 · New Haven, Connecticut, États-Unis

Vers 1723, Jonathan Edwards a vingt ans et achève ses études au collège de Yale, à New Haven. Il connaît une jeune fille de la ville, Sarah Pierpont, fille d'un pasteur respecté. Elle a treize ans environ.

Sur la page de garde d'un livre, Edwards écrit un petit texte à son sujet. On le cite souvent comme l'un des plus beaux qu'il ait laissés. Il commence ainsi : on dit qu'il y a à New Haven une jeune personne aimée de ce grand Être qui a fait le monde et le gouverne.

Il poursuit en décrivant ce qu'il perçoit en elle. Il y a des moments, écrit-il, où ce grand Être vient à elle et remplit son esprit d'une joie si douce qu'elle ne se soucie guère d'autre chose. Elle aime être seule, à se promener dans les champs et les bois, et paraît avoir toujours quelqu'un d'invisible qui converse avec elle. Elle a une grande égalité d'humeur, une bonté singulière envers tous. On ne pourrait, ajoute-t-il, la persuader de rien faire de mal, même en lui offrant le monde entier.

Quatre ans plus tard, en juillet 1727, Jonathan et Sarah se marient. Ils auront onze enfants. Leur foyer, réglé et accueillant, impressionna tant ceux qui y passèrent que le prédicateur George Whitefield, après un séjour chez eux en 1740, écrivit dans son journal n'avoir jamais vu un couple plus doux, et pria Dieu de lui donner une épouse semblable.

Pour la prédication

Ce qui attire Edwards chez Sarah, c'est d'abord sa relation vivante avec Dieu. Le récit peut accompagner une prédication sur le mariage chrétien, sur 1 Pierre 3.4 ou sur la beauté intérieure, et encourager les jeunes à chercher dans un futur conjoint un cœur tourné vers Dieu.

Versets à lire

« Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. »1 P 3.3-4 (Segond 1910)
« La grâce est trompeuse, et la beauté est vaine; La femme qui craint l'Éternel est celle qui sera louée. »Pr 31.30 (Segond 1910)
« Tu me feras connaître le sentier de la vie; Il y a d'abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite. »Ps 16.11 (Segond 1910)

Mots hébreux et grecs

chara : joie kardia : cœur

Thèmes

Famille et éducation Amour du prochain Sainteté

Source : Texte de Jonathan Edwards sur Sarah Pierpont (vers 1723) ; G. Whitefield, Journals (octobre 1740). Récit rédigé en français par dictionnaireBiblique.com.

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