Anecdote pour la prédication · Famille et éducation
Un Voyage du pèlerin pour une fiancée : Charles et Susannah Spurgeon
Susannah Thompson fréquente la chapelle de New Park Street lorsque le jeune Charles Spurgeon y prêche pour la première fois, en décembre 1853. Elle n'est pas conquise. Elle racontera plus tard qu'elle trouvait ses manières provinciales, sa grosse cravate de satin noir et son mouchoir bleu à pois blancs plutôt ridicules, et qu'elle n'avait guère été touchée par son éloquence.
Pourtant, le jeune pasteur remarque cette jeune femme dont la foi est alors tiède. Au printemps 1854, il lui offre un exemplaire illustré du Voyage du pèlerin de John Bunyan, avec une dédicace où il lui souhaite de progresser dans le bienheureux pèlerinage. Elle comprend que l'intérêt qu'il lui porte est d'abord celui d'un pasteur pour son âme, et sa vie spirituelle se ranime. Elle demandera plus tard le baptême.
Le 2 août 1854, dans le jardin de la maison de son grand-père, Charles lui déclare son amour. Susannah raconte qu'après son départ, elle monta s'enfermer dans une chambre et s'agenouilla pour louer Dieu, en larmes, de lui avoir donné l'amour d'un tel homme.
Ils se marient le 8 janvier 1856 à New Park Street, devant une foule si nombreuse qu'il faut la contenir dans la rue. Pendant trente-six ans, Susannah sera la compagne, la confidente et le soutien de son mari, malgré une santé qui la confinera souvent à la chambre. Les lettres qu'il lui écrivit pendant ses voyages débordent de tendresse.
Pour la prédication
Un amour chrétien se construit sur la foi partagée et le désir du bien spirituel de l'autre. L'anecdote illustre une prédication sur le mariage : la première chose qu'un fiancé puisse offrir, c'est de vouloir voir l'autre avancer vers Christ.
Versets à lire
« Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, »Ep 5.25 (Segond 1910)
« Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Éternel. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l'amour, Il ne s'attirerait que le mépris. »Ct 8.6-7 (Segond 1910)
« Celui qui trouve une femme trouve le bonheur; C'est une grâce qu'il obtient de l'Éternel. »Pr 18.22 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
agapē : amour, charité ʾāhav : aimer