Anecdote pour la prédication · Salut et conversion
« Ma plus grande découverte » : James Simpson et son Sauveur
Récit traditionnel : il est rapporté de longue date, mais son historicité exacte n'est pas établie. À présenter comme « on raconte que… ».
Au milieu du XIXe siècle, Sir James Young Simpson est l'un des médecins les plus célèbres d'Europe. Il a introduit le chloroforme dans la pratique médicale, il a été anobli, ses consultations à Édimbourg attirent des patients de partout.
Issu d'un milieu presbytérien, Simpson a longtemps eu une foi surtout de principe. Ses biographes rapportent qu'autour de 1861, il vécut une conversion personnelle. Il se mit dès lors à témoigner de sa foi, à participer à des réunions d'évangélisation et à parler ouvertement du Christ, parfois au grand étonnement de ses confrères.
On raconte qu'un jour, vers la fin de sa vie, on lui demanda, peut-être au cours d'une conférence devant des étudiants, quelle était à ses yeux sa plus grande découverte. Ceux qui l'écoutaient s'attendaient sans doute à l'entendre parler de l'anesthésie. Simpson aurait répondu : « Ma plus grande découverte, c'est que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur. »
Cette réponse est citée dans d'innombrables prédications et recueils d'illustrations, mais on n'en connaît pas de source précise, et les circonstances varient selon les récits. Elle résume néanmoins ce que Simpson a affirmé lui-même après sa conversion : le médecin qui avait épargné tant de souffrances aux autres avait découvert qu'il avait lui-même besoin d'être sauvé.
Il meurt à Édimbourg en 1870. Des milliers de personnes suivent ses funérailles.
Pour la prédication
La découverte la plus importante d'une vie n'est pas une réussite mais une vérité sur soi et sur Christ : je suis pécheur, il est Sauveur. L'anecdote, à présenter comme une tradition, illustre 1 Timothée 1.15 et convient à une prédication d'évangélisation.
Versets à lire
« C'est une parole certaine et entièrement digne d'être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. »1 Tm 1.15 (Segond 1910)
« Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. »Lc 5.32 (Segond 1910)
« Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, »Ph 3.7-8 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
hamartia : péché sōtēria : salut, délivrance, préservation Christos : Christ, oint, Messie