Anecdote pour la prédication · Service
Une bougie dans l'escalier : la dernière nuit de George Whitefield
Récit traditionnel : il est rapporté de longue date, mais son historicité exacte n'est pas établie. À présenter comme « on raconte que… ».
En septembre 1770, George Whitefield accomplit son septième voyage en Amérique. Il a cinquante-cinq ans, il souffre depuis longtemps d'asthme et d'épuisement, mais il continue de prêcher presque chaque jour en Nouvelle-Angleterre.
Le samedi 29 septembre, il prêche en plein air à Exeter, dans le New Hampshire, pendant près de deux heures, malgré une respiration difficile. Selon ses biographes, il aurait prié auparavant en disant à peu près : « Seigneur Jésus, je suis las dans ton œuvre, mais non pas las de ton œuvre. »
Le soir, il gagne Newburyport, au Massachusetts, et s'arrête chez le pasteur Jonathan Parsons. Une foule s'est rassemblée devant la maison et réclame un dernier mot. Whitefield, fatigué, aurait pris une bougie pour monter se coucher, puis se serait arrêté dans l'escalier pour parler aux gens massés à la porte. Il aurait continué à exhorter la foule jusqu'à ce que la bougie se consume et s'éteigne dans sa main.
Pendant la nuit, il est pris d'une violente crise d'asthme. Son compagnon de voyage l'assiste. Il meurt peu après six heures du matin, le dimanche 30 septembre 1770.
Ces derniers détails proviennent de récits rédigés après sa mort par ses proches et ses admirateurs, et leur forme exacte varie selon les biographies. Ce qui est sûr, c'est que Whitefield fut enterré sous la chaire de l'église presbytérienne de Newburyport, où sa tombe se trouve encore.
Pour la prédication
L'image de la bougie qui s'éteint pendant que le prédicateur parle encore illustre une vie consumée au service de Dieu. On peut l'utiliser pour parler de la fidélité jusqu'au bout et de la distinction entre la fatigue dans l'œuvre et le dégoût de l'œuvre.
Versets à lire
« Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. »2 Tm 4.6-7 (Segond 1910)
« Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus, d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu. »Ac 20.24 (Segond 1910)
« Il faut que je fasse, tandis qu'il est jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler. »Jn 9.4 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
ʿebed : serviteur, esclave yôm : jour