Anecdote pour la prédication · Parole de Dieu
Quinze fous en un sermon : le premier sermon de George Whitefield
George Whitefield a vingt et un ans quand l'évêque de Gloucester, Martin Benson, l'ordonne diacre, en juin 1736. Le jeune homme a grandi dans cette ville : sa mère y tenait l'auberge de la Cloche, et il y a lui-même servi les clients, en tablier bleu, pendant une partie de son adolescence.
Le dimanche suivant son ordination, il prêche pour la première fois, dans l'église Sainte-Marie-de-Crypt où il avait été baptisé. Beaucoup de gens viennent, certains par curiosité, pour voir ce que donnera le fils de l'aubergiste. Il avoue, dans une lettre écrite quelques jours plus tard, qu'il avait d'abord ressenti une certaine crainte en voyant la foule ; mais, à mesure qu'il avançait, une flamme s'était allumée en lui et il avait pu parler avec une autorité qu'il attribuait à Dieu.
Il prêche sur la nécessité de la communion fraternelle entre chrétiens. Son sermon, dit-il, provoqua des réactions diverses : quelques-uns se moquèrent, mais la plupart parurent saisis.
Puis il ajoute, avec humour, qu'on était allé se plaindre à l'évêque que son premier sermon avait rendu fous quinze auditeurs. Le digne prélat, rapporte Whitefield, répondit qu'il souhaitait que cette folie ne soit pas passée avant le dimanche suivant.
L'évêque ne pouvait guère imaginer jusqu'où irait cette « folie » : quelques années plus tard, le jeune diacre prêchait en plein air à des dizaines de milliers de personnes, des deux côtés de l'Atlantique.
Pour la prédication
Aux yeux du monde, l'Évangile prêché avec conviction passe facilement pour de la folie, comme Festus le dit de Paul. L'anecdote illustre la puissance de Dieu dans la faiblesse d'un débutant et peut encourager ceux qui commencent un ministère.
Versets à lire
« Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. »1 Co 1.18 (Segond 1910)
« Comme il parlait ainsi pour sa justification, Festus dit à haute voix: Tu es fou, Paul! Ton grand savoir te fait déraisonner. Je ne suis point fou, très excellent Festus, répliqua Paul; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce. »Ac 26.24-25 (Segond 1910)
« En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous. »2 Co 5.13 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
logos : parole, compte, raison euangelion : bonne nouvelle, Évangile