Anecdote pour la prédication · Parole de Dieu
« Pourquoi ton Dieu ne parle-t-il pas ma langue ? » : Cameron Townsend
En 1917, William Cameron Townsend a vingt et un ans. Étudiant en Californie, il interrompt ses études pour partir au Guatemala comme colporteur biblique. Sa mission consiste à vendre des Bibles et des Nouveaux Testaments en espagnol à travers le pays.
Or une grande partie de la population du Guatemala n'appartient pas au monde hispanique. Ce sont des Indiens mayas, qui parlent leurs propres langues, comme le cakchiquel. Beaucoup ne comprennent l'espagnol qu'à peine ou pas du tout.
Townsend racontera souvent la question qu'un Indien cakchiquel lui posa alors, avec une simplicité qui le désarma : si ton Dieu est si grand, pourquoi ne parle-t-il pas notre langue ? Le jeune colporteur n'eut rien à répondre. Il comprit qu'il était en train de vendre à ces gens un livre qu'ils ne pouvaient pas lire.
Il décida de rester parmi les Cakchiquels. Pendant plus de dix ans, il apprit leur langue, mit au point une écriture, et traduisit avec l'aide de collaborateurs indiens le Nouveau Testament, achevé en 1929. Cette question entendue dans un village du Guatemala allait orienter toute sa vie. Elle est à l'origine des organisations qu'il fonda ensuite, Wycliffe et le SIL, consacrées à la traduction de la Bible dans les langues qui n'en avaient pas encore.
Pour la prédication
À la Pentecôte, chacun entendait les merveilles de Dieu dans sa propre langue. La question du Cakchiquel est une question à laquelle toute l'Église doit répondre. Utile pour un sermon sur la Parole de Dieu, sur la mission ou sur l'écoute de ceux à qui l'on veut parler.
Versets à lire
« Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? »Ac 2.6-8 (Segond 1910)
« Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. »Ap 7.9 (Segond 1910)
« Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n'ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n'ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s'il n'y a personne qui prêche? »Rm 10.14 (Segond 1910)
Mots hébreux et grecs
logos : parole, compte, raison